Saint Jacques Musique
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Le conte, l’un des plus célèbres parmi les contes merveilleux, met en scène un frère et une sœur perdus dans la forêt par leurs parents et qui, ensuite, se retrouvent aux prises avec une sorcière.
Le compositeur Robert Schumann s’inspira de « Märchen », c’est-à-dire de « contes » en allemand et le compositeur connaissait les recueils des frères Grimm…
Pendant l’été 1940, Francis Poulenc séjourne chez des cousins à Brive-la-Gaillarde. Par dérision, les enfants de la maison déposent les Aventures de Babar sur le pupitre de son piano, et lui demandent de leur jouer l’histoire.
Poulenc s’exécute et improvise librement autour des situations narratives qui lui sont proposées. Au cours des années suivantes, il repense souvent à cet événement. L’Histoire de Babar naît de ses souvenirs.
La partition est dédiée aux onze enfants qui l’ont inspirée : « Pour mes petits cousins Sophie, Sylvie, Benoît, Florence et Delphine Périer ; Yvan, Alain, Marie-Christine et Marguerite-Marie Villotte ; et mes petits amis Marthe Bosredon et André Lecœur, en souvenir de Brive ».
Elle est créée à la radio le 14 juin 1946 par le compositeur, assisté de la récitation de Pierre Bernac. L’Histoire de Babar est l’une des compositions les plus populaires de Francis Poulenc. Selon Guy Sacre, « c’est en tous points une réussite, et l’une des œuvres les plus accomplies qu’il ait données à son instrument ».
Mémoires d’un âne est une œuvre littéraire de la comtesse de Ségur, publiée en 1860, contant dans un style autobiographique les mémoires de Cadichon, « âne savant » à qui il arrive de nombreuses aventures.
Un âne nommé Cadichon a écrit ses mémoires pour raconter les aventures de sa vie avec un bon sens paysan et une vivacité dont certains hommes manquent parfois. Au début du récit, il raconte qu’il a pour maîtresse une fermière qui le maltraite. Il décide donc de s’échapper et vit un moment dans le bois.
Il aura pourtant d’autres maîtres. Certains le traiteront bien et il le leur rendra en étant docile et serviable. Il sauvera par exemple la petite Pauline d’un incendie. En revanche, si on ne le traite pas bien, l’âne ne se laisse pas faire et il riposte.
Il est finalement recueilli par Jacques et ses cousins, qui séjournent dans le château de leur grand-mère. Il y est heureux, mais son côté rancunier et moqueur l’éloigne de ses maîtres.
Il blesse le petit Auguste car il le tient pour responsable de la mort de son ami, le chien Médor, abattu accidentellement lors d’une partie de chasse. Cependant, il se rend compte qu’il doit changer et mieux se comporter. Il décide donc de se racheter auprès du petit garçon, qu’il sauve à deux reprises, alors qu’il est poursuivi par des chiens, puis quand il est sur le point de se noyer.
Dès lors, Cadichon devient véritablement bon. La morale voulue par la comtesse de Ségur est clairement exprimée dans le roman : il ne suffit pas d’avoir de l’esprit ou être débrouillard : il faut aussi et avant tout avoir du cœur afin de se faire aimer et d’être heureux.